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Réflexion sur le passage du sport de compétition vers le sport plaisir: partie 1/2

Sport de compétition

Je vous partage aujourd’hui mon passage du sport de compétition vers le sport plaisir. Je crois que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de passage/transition et je crois qu’il est important d’en parler et de voir les options qui s’offrent à nous après la vie d’étudiant-athlète d’excellence.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas mon parcours d’athlète, j’ai joué 13 années de volley-ball intérieur de 2001 à 2014, dont 3 années au Cégep de Sherbrooke avec les Volontaires AAA ainsi que 5 années avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Pour certains, le sport de compétition s’arrête après l’université. Pour ma part, je suis tombée amoureuse du Crossfit. Mes années de compétition se sont donc poursuivies en 2014. Je m’étais trouvée un coach avec qui ça cliquait vraiment. Mon ami et ancien collègue de classe Jean-Philippe Arsenault Courtois, propriétaire du gym Impact Performance à Rimouski, m’a aidé à repousser mes limites entrainement après entrainement. Pour une fois, tous les efforts que je mettais dans un sport étaient récompensés. Je tripais ! Je ne dépendais de personne. J’étais libre et je progressais très rapidement. Je m’entrainais 5 x 1h30 à 2h par semaine à travers mon horaire décousu et instable de jeune kinésiologue-kinésithérapeute. J’ai également participé à quelques compétitions de Crossfit. Je n’étais pas dans les meilleures, mais j’avais un potentiel et je progressais bien.

Fin de la compétition

 À la fin 2015, j’ai participé à une compétition en équipe, la bataille des Usines, avec Maxime Lequin, David Courchesne et Manon Lesur. Il y avait trois catégories lors de cet événement : Scaled (amicale), Rx (compétitif) et Rx+ (très compétitif). Nous étions inscrits dans la catégorie très compétitive (Rx+). J’ai adoré ma journée avec eux. C’était vraiment difficile, mais on a vraiment eu du plaisir ! Au courant de la journée, j’ai observé les autres filles dans notre catégorie. J’étais la moins bonne des huit filles de cette catégorie, mais j’aurais probablement été dans les très bonnes filles de la catégorie Rx. Je me suis alors demandée ce qui me séparait de ces filles-là? La réponse était évidente : plus d’entrainement, plus de temps. Et ça m’a frappé! J’ai pris conscience que je n’étais pas prête à mettre plus de temps dans ce sport et que ça ne m’amènerait probablement à nul part.  Plus de temps dans le gym voulait dire moins de temps dans ma profession. J’ai donc arrêté. J’ai arrêté de m’entrainer au Crossfit et j’ai également donné ma démission à L’Usine Sherbrooke où je donnais quelques cours par semaine.

Manque de motivation 101 

2016 a été ma pire année d’entrainement. Je n’avais pas envie de m’entrainer en salle. Je faisais tout sauf ça. J’ai recommencé à jouer au volley-ball pour le plaisir le mardi soir et ça m’a fait un grand bien de renouer avec ce sport après 2 ans d’absence. J’ai fait un peu de yoga, de mobilité, de course à pied (je ne suis vraiment pas une coureuse !) et un peu de home gym, mais jamais plus d’une demi-heure. C’est comme si mon corps avait besoin de repos. J’avais été au commandement de mon corps pendant 15 ans à lui dire de pousser la machine et là, c’était assez! Je n’avais aucun objectif à part bouger pour le plaisir et prendre soin de moi. Je trouvais ça étrange d’être Kinésiologue-kinésithérapeute de profession, d’avoir toutes les connaissances sur les bonnes habitudes de vie et toutes les façons de s’entrainer et n’avoir aucun envie de le faire. Je me sentais quasiment comme une étrangère et l’expression « cordonnier mal chaussé » prenait tout son sens! À la fin de l’année 2016, j’ai fait le bilan de mon année. J’étais déçue, mais en même temps, je comprenais que j’avais probablement besoin de repos. Je me suis alors dit que j’allais me prendre en charge pour 2017 et c’est ce que j’ai fait!

Dans mon prochain texte qui sortira début janvier, je vous partagerai ce que j’ai fait pour me motiver et continuer à bouger! D’ici là, vous êtes les bienvenus à nous partager votre transition suite au sport de compétition? Et si vous êtes encore dans le sport de compétition, comment envisagez-vous votre passage?

 

One thought on “Réflexion sur le passage du sport de compétition vers le sport plaisir: partie 1/2

  1. Wow, Fanny, vraiment intéressant !!! Très belle réflexion et j’ai hâte de lire la suite. Toutes mes félicitations

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