Ma rencontre avec la fasciathérapie: le choc de la lenteur

thérapie manuelle

Si pour vous, « fasciathérapie » rime avec « soin du visage », je vous arrête tout de suite : vous êtes dans le champ gauche ! Avant de poursuivre, je vous invite à faire une petite lecture rapide pour comprendre ce qu’est réellement la fasciathérapie.

Maintenant que nous sommes un peu plus sur la même page, poursuivons.

2013 : Le choc de la lenteur

Ma première rencontre avec la fasciathérapie remonte à 2013. Je travaillais au sein d’une équipe de kinésiologues et notre employeur avait invité Josée Lachance, pour une formation à l’interne.

Je m’en souviens comme si c’était hier. Josée nous avait fait expérimenter la gymnastique sensorielle sur chaise : des mouvements lents d’enroulement, de déroulement, d’ouverture et de fermeture de la colonne. Voici un exemple de gymnastique sensorielle sur chaise.

À l’époque, j’étais étudiante au baccalauréat en kinésiologie à l’Université de Sherbrooke. J’étais athlète Vert & Or dans l’équipe de volley-ball. Je maîtrisais la musculation, j’étais presque au sommet de ma forme physique.

Alors, quand Josée nous a proposé ces mouvements doux, j’étais sceptique. Mon ego d’athlète était habitué à l’intensité et à la vitesse et je trouvais ce qu’elle nous proposait un peu boboche. Mon yin de prédilection du moment était plutôt du yoga et de la mobilité. Mais bon, j’ai joué le jeu et j’ai plongé dans cette lenteur que je n’avais jamais expérimentée.

Et j’ai cassé!

Mon dos a barré.

Moi. L’Athlète. Mon Égo.

Physiquement, j’ai cédé, et mentalement, je ne comprenais rien.

Une zone d’ombre devenue porte d’entrée

Aujourd’hui, je vois cette cassure comme une porte qui s’est ouverte en moi. Une ouverture vers plus de sensibilité. Une opportunité d’aller à la rencontre de mon intérieur. Mais en 2013? C’était l’incompréhension totale. Une zone d’ombre qui m’intriguait.

Moi, la Kinésiologue, l’Athlète, qui barre du dos en faisant des petits mouvements doux sur chaise.

J’étais outrée et ça m’a piqué. Je voulais comprendre. Je voulais guérir ça. J’ai donc pris rendez-vous avec Josée. En thérapie manuelle, elle m’a aidée à rencontrer une fatigue que je niais. Comme athlète, on veut souvent en faire plus, mais j’apprenais enfin que le repos est aussi important que l’entraînement.

L’empreinte de Jacinthe

Josée m’a ensuite invitée à un stage de formation à Montréal. J’ai dit oui. Je savais, au fond de moi, qu’il y avait quelque chose de plus que la simple mécanique de la peau, des os et des muscles.

C’était un stage « cœur, corps, pensée ». Méditation, écriture, mouvements… et des soins en fasciathérapie. C’est là que j’ai rencontré Jacinthe. Une dame rayonnante.

Ses mains étaient d’une douceur et d’une chaleur réconfortantes. Elle semblait savoir exactement où toucher. Bien qu’elle suivît mon mouvement interne en fasciathérapie, son toucher semblait plus pénétrant, plus intelligent, voire guidé. J’ai appris qu’elle était aussi magnétiseuse, ici même, à Sherbrooke.

Ça m’a piqué, ça résonnait. J’ai mordu. Je suis allée la voir plusieurs fois. Malheureusement, Jacinthe nous a quittés en 2021. C’a été un dur choc. J’aime penser qu’elle veille encore sur nous.

Enfin, la fasciathérapie

Après cette fin de semaine de stage immersive à Montréal, ma décision était prise : je voulais me former.

En novembre 2016, j’ai officiellement rejoint une cohorte à l’Institut de fasciathérapie MDB. Habituellement, ça prend 2 ans pour se former au premier cycle, mais… j’ai pris un détour. Un chemin différent. C’est ça la vie.

Maintenant, 10 ans plus tard, j’ai l’intention de terminer mon certificat en fasciathérapie. J’ai accumulé 360 heures sur les 400 nécessaires à mon certificat de premier cycle et j’entamerai des stages du 2e cycle en 2026 et 2027.

Fasciathérapie méthode Danis Bois

J’intègre déjà cette pratique à mes soins en massothérapie et kinésithérapie, mais je veux que ce soit officiel. Je veux, dans un futur proche, afficher fièrement ce diplôme dans mon bureau, car ça été une porte vers mon cœur, mon intérieur et je veux pouvoir offrir ce service à ceux qui ose aller à leur propre rencontre. La fasciathérapie amène, un touché plus doux, plus pénétrant, plus à l’écoute.

J’ai mes mains. J’ai mon cœur. Et ma volonté de faire du bien.

C’est ce que je veux vous offrir, tout simplement.

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