J’aimerais vous partager un moment de vulnérabilité : ma relation à l’entrainement lorsque j’étais au plus bas de ma motivation et de ma forme physique.
C’était à la fin de l’année 2022. Je venais d’accoucher de mon deuxième enfant et, honnêtement, ma motivation était à zéro. C’était la deuxième fois de ma vie que je frappais ce « fond du baril » à l’entrainement. La première fois, c’était en 2016, après avoir arrêté subitement le sport de compétition en réalisant que ça ne me servait à rien. Mais cette fois-ci, c’était pire que pire.
L’impasse : entre fatigue et regard professionnel
Après cet accouchement, non seulement j’avais ZÉRO motivation, mais mon énergie était assez basse également. C’est normal, je vous entends me dire. J’ai donné la vie une deuxième fois. Toutefois, je pense honnêtement que j’aurais pu rester longtemps dans cette vibe.
Je ne me tolérais pas moi-même dans cet état. Je me regardais dans le miroir avec mon regard de kinésiologue et je savais que je ne m’en allais pas dans le bon sens. Je devais changer quelque chose!
La règle du « 5 minutes »
Je me suis donc imposée un défi : bouger 5 minutes par jour.

Cinq minutes où mon attention était exclusivement portée sur moi-même. Pas sur mon bébé, pas sur ma plus vieille de 15 mois, pas sur mon ménage ou sur ma to-do-list. Cinq minutes de présence pour me faire du bien, peu importe la fatigue ou le manque d’envie.
Ce bloc de temps pouvait prendre toute sorte de forme : mouvement style aérobie, de la danse, des étirements, une marche. Et parfois, surprise! J’y prenais goût et je continuais un peu plus longtemps.
Je me suis imposée un cadre temporel dans lequel je me laissais la liberté de faire ce que je voulais à cet instant.
Progression invisible
Après un mois, ma motivation et mon énergie n’étaient pas totalement revenus, mais j’étais fière. J’avais réussi mon défi de faire 5 minutes de mouvement par jour pendant tout le mois.
- Mois #2 : j’ai augmenté à 6 minutes par jour.
- Mois #3 : 7 minutes par jour.
De l’extérieur, 5 à 7 minutes pourrait paraître comme de rien. Pourtant, pour moi, à ce moment-là dans ma vie, c’est ça qui m’a aidé à me relever. J’ai misé sur la constance et les micro-gains afin de me reconstruire.

Minute par minute, j’ai retrouvé ma motivation et mon énergie.
Ce point d’appui quotidien, l’attention portée sur mon bien-être.
Ça m’a réénergisé.
Ça n’a pas été facile de remonter la pente à la suite de mon 2e accouchement. Cependant, tranquillement mais surement, j’y suis parvenue.
Je n’avais jamais vraiment partagé cette période de ma vie, mais je sais que je ne suis pas seule à avoir traversée ces montagnes russes. Si ce texte peut vous inspirer à reprendre l’activité physique, même si vous n’êtes pas au sommet de votre forme, je vous encourage à leur faire.
Et toi?
- Qu’est-ce qui te motive à bouger?
- Quelle activité physique te fait du bien?
- As-tu, toi aussi, déjà vécu un manque de motivation pour t’entrainer? Si oui, qu’est-ce qui t’a aidé à la retrouver?
Note : Ce texte présente ma vision de kinésiologue sur les facteurs que je pouvais contrôler. La semaine prochaine, je vais publier la suite de ce texte et j’aborderai les influences extérieures qui m’ont aussi aidée à retrouver l’équilibre. À suivre !

