Avant de débuter, je vous invite à lire la première partie de ce récit ici : Zéro motivation à l’entrainement : comment je me suis reconstruite, une minute à la fois.
Dans ce dernier texte, je vous ai partagé ma perspective de kinésiologue : comment j’ai repris l’entrainement grâce à la constance et aux micro-gains. J’aurais pu m’arrêter là. Ça aurait fait une belle histoire de réussite, impeccable sur papier et inspirante.
Mais je ne le ferai pas. J’aime le vrai, l’intégrité. Même quand c’est un peu moins beau.
La réalité, c’est que ma remontée n’a pas été seulement qu’une question de volonté. Elle a été portée par des influences extérieures cruciales. Je vous ouvre aujourd’hui la porte sur la version plus complète de mon histoire.
Le poids du silence
Je me demande encore à ce jour si mes symptômes de fatigue et de manque de motivation à m’entrainer étaient des signes d’une dépression post-partum?
Selon le Naître et Grandir, « la dépression post-partum touche de 15 à 20 % des nouvelles mères. De ce nombre, environ 7 % présenteront des symptômes importants de dépression au cours des trois premiers mois suivant l’accouchement; et 19 %, des symptômes légers ou modérés ».

Je ne saurai jamais si je faisais partie de ces statistiques, car je suis restée dans l’ombre de ce questionnement.
Je n’en ai pas parlé à mon médecin.
J’ai gardé le silence.
Je sentais que j’avais encore les outils et que j’étais capable toute seule…
Avec le recul, je réalise que si j’avais parlé, ma remontée d’énergie aurait peut-être été plus rapide. Pourquoi me suis-je tue ?
Je n’en ai pas parlé parce que j’avais honte. J’avais tellement peur de me faire étiquetée. Je ne voulais pas faire partie des statistiques. Je suis orgeuilleuse et j’ai le « je suis capable » très facile. Cette attitude est à double tranchant.
Mon conseil : ne faites pas comme moi. Ne restez pas dans le doute. En vous parlant aujourd’hui, je me libère un peu de cette honte et de cette peur. Briser le silence, c’est déjà un pas vers l’avant.
Le village autour de moi
Ce n’est pas simplement le fait de me forcer à bouger 5 à 7 min par jour qui m’a aidé à remonter la pente. Mon environnement était quand même favorable à ce que je retrouve mon énergie :
Un partenaire en or : Mon conjoint, présent sur tous les fronts, des tâches ménagères à la vie de famille.
Le soutien familial : La chance immense d’avoir des grands-parents proches et disponibles.
Les soins complémentaires : L’ostéopathie et l’acupuncture ont été essentiels pour remettre mon compteur d’énergie à flot.
Le répit nécessaire : À un moment donné, j’ai pilé sur mon orgueil et j’ai appelé l’organisme Marraine tendresse. Je sentais que j’avais besoin de temps pour moi. Honnêtement, j’ai vraiment bien fait d’appeler! Je m’attendais à ce que Monique, 67 ans, à la retraite, vienne bercer mon bébé pendant que je puisse faire une sieste. Mais non, pas du tout. La bénévole avec qui j’ai été jumelée avait mon âge, un emploi à temps plein et des enfants! On avait tellement de choses à se raconter! Marraine Tendresse m’a aidé à briser mon isolement et à avoir quelqu’un avec qui jaser!

La santé globale, c’est aussi savoir demander de l’aide
C’est l’ensemble de ces éléments — personnels et extérieurs — qui m’a permis de retrouver ma motivation et mon énergie.
Je termine en vous lançant cet appel : allez chercher l’aide dont vous avez besoin. Laissez tomber la peur ou la honte. Votre santé mentale est tout aussi précieuse que votre santé physique.
Si vous ne savez pas par où commencer : Le 811 (Info-Social) est une ressource gratuite, confidentielle et accessible en tout temps.
Merci de m’avoir lue jusqu’ici. Si ce récit peut aider une seule personne à s’ouvrir et à chercher des ressources, alors mon partage en aura valu la peine. N’hésitez pas à le partager autour de vous.

